Culture

Morlaàs

Recherches en cours 

Pour la période 1730/1800, j'ai commencé la lecture des actes de la paroisse Saint - André. Les curés Cassou et Bedbeder ont une écriture tout à fait lisible. Et c'est mon habitude, je commence par le plus facile.
Les catalogues des paroisses (St. André et Ste. Foy) couvrent non seulement Morlaäs, mais aussi Serres-Morlaäs, Maucor , Hygières, St. Jammes, en somme une grosse partie de la campagne environnante.
Uniquement donc sur la paroisse St.André, pour la période 1733/1763, je trouve 17 personnages avec les titres de : garçon menuisier, menuisier, maître menuisier et charpentier, maître charpentier. Point éventuellement à noter, le même personnage est désigné menuisier ou charpentier.
Il y a des dynasties familiales, sans pouvoir dire (aujourd'hui) s'il travaille ensemble. La famille "Mondon" compte trois individus, le père, le fils et le neveu, la famille "Cazala" dit "Pastré" de même, Bernard et "autre" Bernard comme il est inscrit sur l'acte, et un Jean "Pastré", dit "Cazala". Sont-ils frère ou cousin ? le "dit" est souvent le nom de la mère, voir de la grand mère paternel, et l'on trouve des actes avec le nom de la mère et le "dit" pour le père ???
Un garçon charpentier ( Hillaire Gendre) est natif de Toulouse.
Jacques Comet, menuisier, est natif de Ste. Colome, diocèse d'Oloron, il est fils de "feü" Louis Comet aussi menuisier (à voir le registres de Ste. Colome...). Ce Jaques Comet s'installe à Morlaäs, j'ai retrouvé des Comet (ou Commet) en l'An VIII.
François Peyronne, garçon menuisier, est lui aussi natif de St. Colome, ( le piedmont d'Ossau présent à Morlaäs...)
Jean Lanebere est installé à Loubè. Après quelques recherche sur les cartes de Cassini j'ai localisé, c'est aujourd'hui Coslédaà-Lube-Boast, dans le nord de Molaäs, après Sévignacq-Thèze. Incursion dans l'Entre-Deux-Luy...
Le sieur "Casaban" est installé à Hyguières, puis à St.jammes.

Petite histoire 1 : l'église St. André est interdite dans les années 1749/1751, par l'évêque de Lescar...
Il faut noter que juste avant la sanction ont trouve une lettre au vinaigre de l'évêque "Camlong" qui ordonne de marier deux paroissiens pas trop catholique, autrement dit fraîchement convertis de la religion "dite" réformé, mais bourgeois de Morlaäs et Pau. Et le curé Cassou est "Bachelier en théologie", sans doute un peut intégriste...
Petite histoire 2 : pour se faire ensevelir dans l'église St. André, il faut payer 10 livres et quelques soles... Gros débat entre le Curé et le Marguillier, le jour ou la mère et ses jumeaux décèdent. Le Marguillier veut faire payer trois places, le Curé se fâche et refuse, 10 livres et quelques soles uniquement, brave Curé l'intégriste..


Un rapide bilan provisoire de la traque sur Morlaas et sa proximité immédiate, un total de 32 personnes qui travaille le bois sous les appellations de charpentier et de menuisier. Si la dénomination de "maître" signifie la "régence" d'un atelier (ce n'est pas certain) il y aurait 5 ou 6 ateliers, et cela correspond assez bien aux 'monopole" familiaux" :
- les Commet, 3 générations, (nota le Révérant Père du couvent de Ste. Foy se nomme Commet...)
- les Sanssous, 2 générations,
- les Mondon, 3 générations,
- les Cazala, 3 générations
- les Mouliè (ou Jeanmouliè), 2 générations
- le Rivière, 2 générations,
cela en gros, entre 1720 et 1790 (les Commet, Cazala, Rivière sont encore présent vers 1825/1830)
Je n'ai pas mis à jour mon listing.
En cherchant à "loger" un certain Piquet du coté de Barinque, j'ai trouvé un charpentier à Lasclaverie, un autre à Escoubes et un autre à Barinque...
Pour satisfaire ma curiosité j'ai fait un tour rapide dans les archives de Nay et en 1741 ont y trouve un Maître Menuisier le sieur Bertrand Mesplet, 22 ans, natif de Ste. Colome, et avec témoin un Maître "sculteur", Pierre Herré de Ste. Colome habitant à Nay...
Idem sur Arthez de Béarn...
Il faut battre la campagne, mais ce travail de bénédictins et long et fastidieux.

 

Copies et restaurations

par Miro, Yves


Armoire de Monein
Pannetière
Buffet 2 portes